Communiqué le 03.03.2010 0:00
Une capitale, ses habitants, ses électeurs.
Il y aurait lieu de savoir ce qu'il en est des effets de la loi de la nationalité en vigueur depuis le 1 janvier 2009 comprenant e.a. la possibilité de la nationalité multiple: combien de citoyens étrangers résidant dans la capitale ont obtenu la nationalité luxembourgeoise l'année passée?
Quant à l'autre graphe sur l'électorat, il faut faire état d'une réserve: les chiffres de la population proposent des groupes par dizaine d'années. Nous ne saurons donc pas dégager celles et ceux ayant 18 et 19 ans. Notre présentation comprend donc les personnes à partir de 20 ans. De même ne savons nous pas extraire des 4 258 étrangers inscrits sur les listes électorales celles et ceux âgés de 18 ou de 19 ans. Malgré ces réserves, la présentation estimative est très proche de la réalité: 41 % des habitants seront appelés aux urnes, 35% étant constitués par les Luxembourgeois, 6% par des étrangers inscrits sur les listes électorales. Superposons les 2 graphes en quelque sorte pour noter que l'électorat effectif est plutôt âgé, les non-électeurs plutôt d'âge actif. Avec un brin de provocation on pourrait dire qu'un électorat vieillissant décide sur une population jeune sans voix. Cette présentation des choses ne peut choquer que celles et ceux qui considèrent cette situation comme immuable, elle doit être un aiguillon très fort pour toutes celles et tous ceux qui veulent réduire le déficit démocratique, rétablir le suffrage universel et renforcer la légitimité des élus. Cette tâche relève pour les uns des travaux d'Hercule et pour les autres d'une simple démarche démocratique.
Un rôle essentiel revient aux partis politiques, l'ASTI est prête à jouer son rôle aussi dans la perspective du dernier jour d'inscription sur les listes électorales pour les élections communales d'octobre 2011, à savoir le 14 juillet 2011. D'ici là les modalités d'inscriptions devraient être réévaluées. Une idée avancée dimanche dernier par la CCPL lors de son congrès serait l'inscription d'office de celles et de ceux qui remplissent les conditions de séjour. N'oublions pas pour autant que le traité de Maastricht prévoit l'accès au droit de vote communal des citoyens de l'UE aux mêmes conditions que pour les nationaux, sans la moindre durée de séjour donc! Les dérogations obtenues par le Luxembourg et permettant d'exiger une période de séjour méritent d'être abolies ou tout au moins dans un premier temps réduites de 5 à 1 an!

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