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Communiqué le 04.03.2010 0:00

De nouvelles initiatives de la sidérurgie pour une société à faibles émissions de dioxyde de carbone


La sidérurgie européenne et ses partenaires décideurs
se sont rencontrés aujourd’hui à Luxembourg à l’occasion de la 7ème réunion du Comité directeur de la Plateforme technologique européenne de l’acier (ESTEP).

L’ensemble des acteurs de l’ESTEP ont participé à cette réunion ou s’y sont fait représenter. Des hauts fonctionnaires de la Commission européenne et des représentants des Etats membres étaient également présents. Le Président, Michel Wurth, a ouvert la réunion en réaffirmant l’engagement des sidérurgistes européens à contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union européenne liés au changement climatique. En même temps, il a rappelé qu’il était important de ne pas appliquer les objectifs unilatéraux de réduction des émissions de CO2 qui empêcheraient la concurrence loyale dans le marché mondial de l’acier. Dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation, le Président s’est réjoui de la consultation de la Commission européenne sur la future stratégie « UE 2020 » et, en particulier, de la création de valeur basée sur les connaissances et la nécessité de créer une société compétitive, connectée et plus verte. Il a rappelé aux participants que l’acier contribue de manière unique à la mise en place d’une société plus durable grâce aux propriétés de ses produits qui économisent l’énergie et qui sont indéfiniment recyclables, et au moyen d’améliorations sur le plan des procédés, telles que la mise en oeuvre de technologies de pointe par les sidérurgistes européens afin de réduire les émissions de CO2 de 50 % à long terme.

La réunion s’est poursuivie par les nouvelles nominations et désignations. Dr. Kirby Adams a été nommé Vice-président du Comité directeur.

Suite au départ à la retraite de M. Jean-Claude Charbonnier, M. Bertrand de Lamberterie a été nommé au poste de Secrétaire général de l’ESTEP.

Messieurs Scott Brockett et Glyn Evans, de la Commission européenne, ont ensuite abordé le cadre réglementaire européen du programme phare de capture et de stockage de carbone (CCS) et les avancées de la mise en oeuvre du plan SET.

ULCOS-II : une contribution innovante et majeure du secteur sidérurgique à la lutte contre le changement climatique

Malgré le fait que l’industrie sidérurgique européenne a subi une grave crise qui a entraîné de fortes réductions de la production et un ralentissement temporaire des capacités de production d’acier, le secteur est convaincu que la demande d’acier – un matériau de base pour notre société – restera soutenue à long terme. Il est donc impératif de mettre en oeuvre des solutions de production d’acier avec une émission de CO2 fortement réduite.

Une stratégie en deux phases a été mise en place en 2008 pour atteindre l’objectif ambitieux du projet ULCOS, qui vise à réduire les émissions de CO2 de 50 % à long terme. La technologie la plus perfectionnée des quatre concepts innovants retenus dans la première phase du projet sera mise en oeuvre à une échelle qui permettra d’apprécier de façon fiable les conditions d’exploitation. Ce nouveau procédé pour haut fourneau à recyclage des gaz de gueulard (TGR-BF) sera accompagné de la capture et du stockage de dioxyde de carbone. Ces deux méthodes ont été réunies dans le projet ULCOS-BF.

Comme annoncé dans la précédente réunion du Comité directeur de l’ESTEP, le projet consiste à tester le concept de recyclage des gaz de gueulard sur un haut fourneau de taille moyenne à Eisenhüttenstadt (Allemagne). Un démonstrateur industriel sera ensuite mis en service à Florange (France) et associé à une expérience novatrice consistant à stocker le dioxyde de carbone piégé dans des sites souterrains en Lorraine. Les deux sites concernés par ce projet appartiennent à ArcelorMittal.

Dans l’intervalle, des avancées ont été réalisées au niveau de la définition des spécifications techniques et de l’identification des fonds et mécanismes financiers appropriés. Un calendrier précis a été établi : démarrage en 2010 de la conception et de l’ingénierie du haut fourneau d’Eisenhüttenstadt, ce processus devant mener en 2015 à l’injection industrielle de CO2 en Lorraine.

Le projet Hisarna – l’une des alternatives à long terme pour la réduction des émissions de CO2 dans la sidérurgie – a également été présenté par son coordinateur, Koen Meijer, de l’entreprise Tata Corus.

Des solutions sidérurgiques et des politiques durables liées aux ressources humaines

La plateforme ESTEP n’a pas seulement pour objectif de s’attaquer à ses propres défis en matière d’énergie et de changement climatique ; elle désire aussi se pencher sur les défis de ses principaux clients. Dr. Pietro Gimondo a présenté le programme énergétique de l’ESTEP. Il a montré comment les nouvelles solutions avancées sur le plan de l’acier peuvent aider à la mise au point d’une nouvelle génération de centrales électriques et au développement d’équipements de production d’énergie solaire et éolienne.

Les compétences doivent elles aussi être durables. C’est la raison pour laquelle Dr. Rudolf Carl Meiler a présenté le programme ambitieux de l’ESTEP sur les ressources humaines. Ce programme vise une gestion durable des ressources humaines pour l’industrie sidérurgique européenne, cela au moyen d’initiatives clés telles que la recherche, la prospection et le recrutement de personnes de talent création de nouveaux concepts de formation et l’amélioration des conditions de travail grâce à des solutions novatrices sur le plan de la santé et de la sécurité.

Peter Schwab, Président du groupe de soutien, a finalement expliqué comment les programmes appliqués par l’ESTEP répondront aux futurs défis de l’économie européenne à faibles émissions de dioxyde de carbone et à ceux de la stratégie « UE 2020 ».

Les Etats membres soutiennent fortement le projet ULCOS-BF

A l’issue de la réunion du Comité directeur, les représentants des Etats membres du « Groupe miroir » de l’ESTEP se sont rencontrés de manière informelle lors d’un débat organisé par Marco Walentiny, représentant du Luxembourg. Ils se sont entretenus de la mise en oeuvre du projet ULCOS-BF, et tout spécialement des calendriers et des financements. Ce projet est considéré comme revêtant une grande importance pour l’Europe, aussi bien d’un point de vue économique qu’écologique.

Les représentants des Etats membres se sont réjouis du projet ULCOS-BF prévu par le consortium européen et placé sous la direction d’ArcelorMittal, de ThyssenKrupp et de Tata Corus. A leurs yeux, ces projets ne permettront pas seulement de formuler un puissant message en termes de politique mondiale liée au changement climatique, mais auront aussi une importance significative pour la compétitivité à long terme de la sidérurgie européenne. En raison de la nature stratégique du projet et de sa contribution durable dans la lutte contre le changement climatique, ils ont exhorté la Commission européenne à apporter son soutien intégral au projet ULCOS-BF. Ils ont aussi souligné l’importance que ce projet soit reconnu formellement comme l’un des projets de démonstration CCS en vertu de la Directive ETS de l’Union européenne (échange de quotas d’émissions).


 
 
 
 
  



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